Du bienfait d’une décision de carême…

Editorial pour le dimanche 6 mars

Le carême est long mais il passe vite ! A vivre avec enthousiasme, car c’est comme les fiançailles : nous allons mieux connaitre et accueillir le Seigneur, grandir dans la liberté, nous ouvrir davantage à l’autre. Ce n’est pas un temps en soi, mais un chemin pour se préparer à redire le OUI de notre foi à Pâques.
Pour avancer, prenons une décision de conversion, exigeante mais réaliste. Une petite décision vécue au quotidien sera plus profitable qu’un grand élan de réforme démesuré. Nous ne sommes pas aux jeux olympiques, nous ne recherchons pas un exploit extraordinaire ! Nous choisissons résolument de grandir dans notre vie chrétienne, avec amour, et pour l’amour.
Soyons précis : décider d’aller à Paris dès que possible voir une vieille tante risque bien de rester un vœux pieu, alors que choisir de prendre le TGV de 7H04 samedi prochain garantit un résultat ! A décision précise et modeste, fruits abondants car Dieu bénit les humbles !
Soyons concrets ; pour nous inspirer, voici quelques idées : offrir chaque semaine du temps à son conjoint ou à un enfant, renouer le contact avec une personne pour vivre le pardon, planifier la lecture d’un livre édifiant, rendre grâce en famille avant le repas, visiter telle personne malade ou fragile, programmer quelques journées sans média pour favoriser le silence intérieur, renoncer à critiquer et semer des paroles valorisantes, lire le document des évêques pour se préparer aux élections, évaluer mon offrande pour le denier de l’Eglise et pour les plus pauvres, m’informer sur tel aspect de la vie sociale, ménager chaque jour un véritable espace de prière et de lecture de la Parole de Dieu …Invoquons l’Esprit-Saint, il pourra nous inspirer dans le choix de notre décision !
Un moyen pour ne pas oublier : noter sa décision et faire le point chaque semaine, sans orgueil ni découragement. Si j’avance, je rends grâce à Dieu ; si je stagne, j’intercède auprès de Dieu.
Attention, le volontarisme nous guette ! Seul Dieu peut changer notre cœur. Aidons-le par une résolution précise, et souvenons-nous que « nous n’avons pour seule véritable offrande que l’accueil de son Amour ! ».
 Père Jean-Marie